Résumé

Portrait de Charles de Rémusat Charles de Rémusat La Théologie naturelle en Angleterre

La nécessité, pour mériter son nom, doit être aveugle. Et comment une nécessité aveugle aurait-elle produit la diversité, la succession, le retour des phénomènes? Si elle n’est pas aveugle, la nécessité n’est plus que le nom profane de l’ordre divin. Cet ordre, étant le résultat durable de lois constantes, dont quelques-unes sont éternelles, a reçu comme l’empreinte d’une intelligence et d’une volonté immuables. Dieu est l’être nécessaire, et il a imprimé aux choses cette nécessité secondaire qui n’est que la stabilité de leur nature, condition de la possibilité de l’être.
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Une fois la conviction obtenue que la finalité est la loi du monde, nous pouvons, nous devons supposer que toute chose a une fin, même quand cette fin nous est inconnue. C’est la réponse qu’il faut faire aux objections tirées de l’existence du mal contre celle de Dieu. Nous connaissons trop peu l’ordre pour affirmer que le mal n’ait pas sa raison. Mais il n’est pas nécessaire de tout connaître pour se fier à l’idée de cause, c’est-à-dire à l’un de ces principes impérieux que le scepticisme seul peut méconnaître.
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Si l’on daigne se rappeler ce que nous disions en commençant des deux principales preuves de la Divinité, ne les retrouvera-t-on pas dans la contemplation de la voûte céleste et du beau moral, astre de l’âme? Oui, par un acte de la raison qui n’en est pas même le plus difficile effort, par une conception de l’esprit qui n’est ni contradictoire ni hasardée, nous affirmons ces deux propositions : Dieu est l’auteur du monde. Dieu est le bien.
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