Résumé

Gustave Grand Panthéisme et matérialisme : étude philosophique sur Dieu et l'âme… (1868)

Sans doute, changer, pour l'esprit, ce serait oublier, mais vivre, pour lui, ce n'est pas changer. Que faites-vous, ô philosophe, de l'unité et de l'identité de l'être pensant? «Peut-être fut-ce plutôt la pensée de Leibnitz, dit éloquemment M. Ravaisson, comme ce fut celle de Platon, d'Aristote, de Plotin et de Descartes, au lieu que vivre et changer soient même chose, que vivre c'est triompher du changement, et à chaque instant se ravoir de la mort; que vivre, pour l'esprit, c'est donc se retrouver et se reconnaître toujours, c'est toujours, éternellement se souvenir.»
Source : Gallica

Gustave Grand Panthéisme et matérialisme : étude philosophique sur Dieu et l'âme… (1868)

M. Vacherot est un esprit aussi indépendant, et un penseur plus austère. En effet, plein de respect pour la métaphysique, il s'y complaît comme dans son élément, et affirme que l'âme est une force individuelle qui a conscience d'elle-même, un être relatif qui peut s'élever à l'absolu. Mais, spiritualiste en psychologie et en morale, M. Vacherot ne l'est plus en théodicée, où il se refuse à reconnaître l'Etre parfait, et nie cette vérité reconnue par l'école spiritualiste, à savoir qu'en Dieu l'infini et le parfait sont une seule et même chose.
Source : Gallica

Gustave Grand Panthéisme et matérialisme : étude philosophique sur Dieu et l'âme… (1868)

L'esprit se voit luimême, et, en se voyant, il découvre ce qui est le principe de lui-même et de tout. « Cogito, ergo sum, dit Descartes; je puis douter de tout, excepté de mon existence.» Le principe de la personnalité établi, Descartes s'élève du fini à l'Être infini. Dans la pensée, il y a l'intelligence qui est passive et déterminée, et la volonté qui est active et sans bornes. Ainsi l'âme, siége de la pensée, est infinie ; mais l'infinité est encore bien plus le propre de Dieu.
Source : Gallica

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