Charles de Rémusat,
Le But politique de la Révolution française
“ Certes nul plus que nous n’est convaincu que la révolution française a été perdue par des accidens malheureux, par des fautes qu’on pouvait éviter, par des excès et des violences qu’on devait s’interdire ou réprimer : je ne crois, grâce au ciel, à la nécessité d’aucun crime ; mais un temps d’épreuves, un temps d’efforts et d’angoisses rude à passer : voilà ce qui dans tous les cas devait être forcément affronté. On ne saurait se flatter de passer du pouvoir absolu à la liberté comme d’un palais dans un autre, et, ainsi qu’on l’a dit, c’est un présent dont il faut payer le prix aux dieux. ”
