P. Duvergier de Hauranne

Élements biographiques

P. Duvergier de Hauranne Revue des Deux Mondes

Lord Stanley n’a certainement ni la diction si fleurie, si élégante de M. Canning, ni la parole si abondante, si variée, si mordante, si pleine d’originalité et de puissance, qui distingue lord Brougham ; mais il a une éloquence à lui qui excite et qui remue. Pour lord Stanley, la parole est une épée, comme pour sir Robert Peel une machine. Malheur, quand le signal est donné, à qui se trouve en face de lui ! Il frappe sans pitié, et ne s’arrête que quand les forces lui manquent, ou que le blessé ne donne plus signe de vie.
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P. Duvergier de Hauranne La Situation actuelle en Grèce et son avenir

Pour quelques-uns enfin, les souvenirs de la Grèce antique dominaient toute la lutte. Et quand à ces sentimens divers venait se joindre chaque jour le récit de tant d’actes héroïques, de tant de catastrophes douloureuses ; quand on voyait une poignée de patriotes combattant des armées dix fois plus nombreuses, les vaincre ou périr avec honneur : quand, plutôt que de tomber au pouvoir de l’ennemi, des femmes périssaient les armes à la main, ou se précipitaient dans l’abîme, il n’y avait pas un cœur qui ne fût ému, pas un esprit qui conservât son indifférence et son impartialité.
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P. Duvergier de Hauranne Revue des Deux Mondes

De cette triple pensée de la Russie, de l’Angleterre, de la France, naquit naturellement et nécessairement une triple politique. Ce que voulait la Russie, c’était un pays sans cesse troublé, agité, déchiré par des désordres intérieurs, et qui, par lassitude de la guerre civile, finit par se jeter un jour dans les bras de son puissant voisin. Ce que voulait l’Angleterre, c’était un royaume faible, pauvre, dépendant, incapable de vivre d’une vie propre et de faire sentir au dehors son influence et son action.
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