Résumé

P. Duvergier de Hauranne Du Royaume-Uni et du ministère Peel en 1843

Pendant que l’Irlande était paisible, personne, pas plus les whigs que les tories, pas plus les radicaux que les whigs, ne s’occupait en Angleterre de ses griefs et de ses souffrances. La question irlandaise avait cessé d’être un moyen utile d’opposition. Dès-lors la question irlandaise était oubliée de tout le monde, si ce n’est des membres irlandais eux-mêmes. Dès que l’Irlande s’agita et menaça sérieusement, il en fut autrement, et les défenseurs pleins de sympathie et de zèle ne lui manquèrent pas. La première occasion qui se présenta fut celle du bill des armes.
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P. Duvergier de Hauranne Du Royaume-Uni et du ministère Peel en 1843

Au lieu de cela, c’était aux whigs à gémir, aux tories à se moquer ; aux whigs à exciter le zèle du banc des évêques, aux tories à le contenir ; aux whigs enfin à partager la pieuse susceptibilité de sir Robert Inglis et de M. Plumptree, aux tories à s’en séparer. C’est ainsi que, dans la mêlée politique, les partis se trouvent quelquefois amenés à faire entre eux l’échange de leurs opinions les plus enracinées, de leur langage le plus habituel.
Quoi qu’il en soit, quand le parlement s’ouvrit, le ministère était inquiet et l’opposition pleine de confiance.
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P. Duvergier de Hauranne Du Royaume-Uni et du ministère Peel en 1843

Si l’on en croit un correspondant très intelligent du Morning-Chronicle, qui a dernièrement parcouru l’Irlande, l’idée du rappel de l’union a jeté des racines bien plus profondes qu’on ne le croit, et le peuple est convaincu qu’il lui suffira de se lever en masse à un jour donné pour reconquérir ses droits et passer de la pauvreté à l’aisance. Les phrases d’O’Connell sur la tyrannie du Saxon, sur le parlement national, sur l’inhumanité des propriétaires, se mêlent donc partout à toutes les transactions, et sont devenues un lieu commun.
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