M. Guizot

Résumé

M. Guizot Sir Robert Peel

Aucune indifférence pour la vie publique, aucun dégoût des fatigues et des ennuis qu’elle impose, aucune considération d’agrément personnel, aucune tristesse de la vie privée n’autorisent un homme public à quitter, sans motif impérieux, le poste où son souverain l’a placé ; mais en même temps il y a un grand mal à donner au pays le spectacle d’un gouvernement qui ne trouve pas dans la chambre des communes l’appui nécessaire pour conduire sûrement les affaires du pays et pour exercer sur les actes de cette chambre elle-même une influence que sa confiance seule peut donner.
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M. Guizot Sir Robert Peel

O’Connell, s’il eût vécu, eût vu toute l’Angleterre, parlement et peuple, saisis pour l’Irlande d’une compassion pleine d’un secret remords, et jetant à pleines mains pour la soulager leurs richesses, leur zèle et leurs lumières. C’est l’honneur de la civilisation chrétienne d’avoir fait pénétrer le repentir jusque dans l’âme des nations ; l’Angleterre s’est repentie d’avoir opprimé l’Irlande
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M. Guizot Sir Robert Peel

Il n’y a point de peuple plus attaché à son intérêt quand son intérêt le préoccupe, plus dévoilé à sa foi quand il a une foi.
L’abolition de la traite et de l’esclavage est, depuis près d’un siècle, en Angleterre, une vraie foi, une partie intégrante de la foi chrétienne, une passion morale, née d’abord au sein d’une minorité, mais qui ne s’est pas reposée un seul jour tant qu’elle n’a pas conquis la majorité et soumis les esprits même qu’elle n’a pas conquis.
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