Résumé

Portrait de Guizot Guizot Sir Robert Peel, troisième partie

Si vous voulez avoir un gouvernement populaire, dit-il, si vous voulez avoir une administration parlementaire, ayez un cabinet qui déclare d’avance les principes sur lesquels sa politique se fonde ; vous aurez alors sur ce cabinet le frein salutaire d’une opposition constitutionnelle. Au lieu de cela, qu’avons-nous aujourd’hui ? Un grand entremetteur parlementaire, un homme qui dupe un parti, pille l’autre, et qui, une fois parvenu à la position à laquelle il n’a pas droit, s’écrie : — N’ayons plus de questions de parti !
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Portrait de Guizot Guizot Sir Robert Peel, troisième partie

Est-ce que notre système constitutionnel serait moins humain que le despotisme moscovite ? Ou bien est-ce que notre premier ministre, notre sultan à nous, hésite dans la crainte de n’être pas appuyé par le pays ? S’il en doutait, nous sommes rassemblés ici pour lui donner notre concours... Il n’y a pas un homme au monde, fût-ce le Grand-Turc ou l’empereur de Russie, qui soit plus puissant que Robert Peel ne l’est en Angleterre... Il a entre les mains le pouvoir ; il est coupable et lâche s’il ne s’en sert pas.
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Portrait de Guizot Guizot Sir Robert Peel, troisième partie

Croyez-moi, le gouvernement de ce pays est une tâche difficile ; je puis le dire sans offense : les institutions anciennes sont, comme l’organisation de notre propre corps, une œuvre merveilleuse et délicate à faire trembler. Il n’est pas aisé de maintenir l’union active d’une vieille monarchie, d’une aristocratie fière et d’un corps électoral réformé. J’ai fait tout ce que j’ai pu, tout ce que j’ai cru conforme à la vraie politique conservatrice pour faire marcher ensemble ces trois élémens de l’état.
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