Résumé

Portrait de Guizot Guizot Sir Robert Peel, première partie

Pendant quarante ans, sir Robert Peel a été debout dans l’arène politique, toujours combattant et le plus souvent vainqueur. La veille de sa mort, il était encore debout, mais en paix, à sa place dans le parlement, répandant sans combat, sur la politique de son pays, les lumières de sa sagesse, et jouissant avec sérénité de son ascendant accepté de tous. Il est mort pleuré à la fois de sa souveraine et du peuple, et respecté, admiré des adversaires qu’il avait vaincus comme des amis qui avaient vaincu avec lui.
Dieu accorde rarement à un homme tant de faveurs.
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Portrait de Guizot Guizot Sir Robert Peel, première partie

S’il ne s’agissait en ceci que de la réforme des institutions, disait sir James Mackintosh, je pourrais me joindre au cri tant répété qu’on va trop loin, ou du moins trop vite, plus loin et plus vite que ne le conseillerait une sage politique ; mais la réforme actuelle est surtout un moyen de regagner la confiance nationale, et je fais moins de cas du plan même que de l’esprit qui l’anime et s’y révèle... Les classes supérieures de la société, en se confiant avec éclat au peuple, peuvent raisonnablement se promettre qu’à son tour le peuple se confiera en elles.
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Portrait de Guizot Guizot Sir Robert Peel, première partie

Aucune indifférence pour la vie publique, aucun dégoût des fatigues et des ennuis qu’elle impose, aucune considération d’agrément personnel, aucune tristesse de la vie privée n’autorisent un homme public à quitter, sans motif impérieux, le poste où son souverain l’a placé ; mais en même temps il y a un grand mal à donner au pays le spectacle d’un gouvernement qui ne trouve pas dans la chambre des communes l’appui nécessaire pour conduire sûrement les affaires du pays et pour exercer sur les actes de cette chambre elle-même une influence que sa confiance seule peut donner.
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