Rory O’Connell

Définition et enjeux

Paul Féval La Quittance de minuit

La pensée d’O’Connell est toute en lui-même ; rien ne restera de sa politique inventée ; sa puissance, si énorme qu’elle soit, n’est que la puissance d’un homme ; et c’est un vieillard. Quel autre génie que le sien pourrait exploiter après lui son mensonge sublime ? Les principes seuls passent de père en fils comme un héritage. La force personnelle descend dans la tombe avec l’homme fort. Du grand homme décédé il ne restera qu’un souvenir. O’Connell n’aura travaillé que pour sa propre gloire.
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Andrew O’Donnor Revue des Deux Mondes

Un homme, en perruque brune bouclée, en redingote bleue, aux larges épaules, aux formes athlétiques, descendit des bancs ministériels et s’arrêta au milieu de la salle. À sa voix, chacun revint sur ses pas. Le silence recommença de régner. Cet homme était notre grand Irlandais, l’agitateur géant, comme ils l’appellent ; — pour géant, ils ont raison. C’était O’Connell, notre O’Connell, ce vieillard énergique qui a plus de jeunesse et de vie à lui seul que tous les jeunes hommes des communes ensemble, que leur chambre elle-même tout entière.
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Paul Féval La Quittance de minuit

« O’Connell est entre nous et la colère de l’Irlande ! »
« Et les jours passent ; l’iniquité demeure ; la misère grandit. Elle croît, elle croît sans cesse, cette maladie mortelle qui ronge au cœur la vaillante Erin et qui ne laissera plus bientôt sur le vert domaine de nos pères que le cadavre d’un grand peuple !
« Ô Daniel O’Connell ! verbe fort, puissant génie ! laissez, laissez l’Irlande se redresser avant que vienne l’heure du dernier râle ! Elle souffre trop, cette terre à l’agonie ; n’attendez plus, car un jour encore, et le cœur de l’Irlande aura cessé de battre... »
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