Charles Des Guerrois, De la causerie et des causeurs littéraires au dix-huitième et au dix-neuvième siècle… (1855)
“ Pour être critique, pour devancer le jugement du public, il faut avoir la décision et l'audace : un critique qui donne son opinion sur un ouvrage non encore classé, non encore jugé, est un capitaine qui se lance au milieu d'un combat dont l'issue est incertaine : il y faut du courage et du coup-d'œil ; M. Sainte-Beuve aurait eu ce coup-d'œil, il aurait eu ce courage de l'esprit. Une fois maître de son idée, il l'aurait énoncée devant le public comme il la disait à huis-clos. La vérité, la verve critique, l'impatience du mauvais, le goût vif pour le beau l'auraient emporté ”
