Résumé

Léon Boucher Lord Macaulay, sa vie et sa personne

On le voit, Macaulay ne s’ignorait pas. Il n’avait pas toutes les qualités du critique, car la faculté d’analyse lui faisait défaut, mais il était né pour l’histoire ou pour l’essai. Il a mis dans l’une tout l’intérêt du roman, grâce à l’incomparable talent de narration qu’il tenait de la nature et de l’étude, et l’on sait comment il a fait de l’autre une création originale. Quant aux fautes de son style, quelque nombreuses qu’elles soient, une qualité les rachète sans laquelle tout le reste n’est rien, c’est-à-dire le charme.
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Léon Boucher Lord Macaulay, sa vie et sa personne

Ce qui est certain, comme on l’a fort bien remarqué, c’est que jamais il ne se donna de peine pour forcer son talent. Il fit toujours honnêtement ce qu’il était contraint de faire ; il ne fit admirablement que ce qu’il aimait à faire. Au lieu de pâlir sur les difficultés d’une équation, il se plaisait à passer d’un livre à un autre, histoire, littérature ou philosophie, depuis le traité le plus abstrus jusqu’au roman le plus frivole, ou bien à entretenir de longues conversations avec les brillans condisciples qu’une bonne fortune avait assis sur les mêmes bancs que lui.
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Léon Boucher Lord Macaulay, sa vie et sa personne

Un ramassis de nègres venus ceux-ci de la Jamaïque, ceux-là de la Nouvelle-Ecosse et les autres de Londres, n’ayant en commun qu’un jargon barbare, les souvenirs de la servitude et la haine du travail, il y aurait bien eu là de quoi inspirer, sinon des regrets, du moins des doutes, à un adversaire de l’esclavage moins convaincu que ne l’était Zacharie Macaulay. Celui-ci, forcé d’être à la fois juge, diplomate, secrétaire, trésorier et chapelain de la colonie, n’avait pas le temps de s’abandonner au découragement.
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