Ferdinand Brunetière,
Discours de réception à l’Académie française de monsieur Ferdinand Brunetière
“ Ah ! quand on écrit, je crains que l’improvisation ne soit la déplorable, la redoutable, la détestable facilité de parler de tout sans rien avoir appris, et quelque question qui vienne à s’élever, — de politique ou d’histoire, de littérature ou d’art, de science, ou d’administration, d’hygiène ou de voirie, de droit ou de morale, de toilette, Messieurs, ou de cuisine ! — je crains que l’improvisation ne se réduise à l’art de donner le change, par un vain cliquetis de mots, sur l’étendue, la profondeur, l’universalité de notre ignorance ! ”
