V. F. Maisonneufve, Tony Révillon : la presse populaire (1869)
“ Il passe, et l'on est touché. On reste là, immobile, les pieds attachés au sol, la poitrine gonflée et le corps secoué par un frisson. Puis la gorge se serre, les larmes sautent des yeux, et l'on crie. Tantôt, c'est un nom de femme qui part ainsi des lèvres; tantôt, c'est un mot comme patrie ou liberté. Mais, que ce soit pour la liberté ou pour une femme, on est prèt à donner sa vie, on est heureux, on se sent fort et bon. 1848 était plein de ces heures-là. Je n'avais pas tout à fait seize ans alors, et il y a bien longtemps que j'ai quitté Lyon. ”
