Clément Guirardel

Résumé

Clément Guirardel Le droit d'auteur des journalistes (1934)

Quel rapport entre ce travail vraiment digne d'un journaliste et la besogne vulgairement malhonnête de celui qui, pour remplir à bon marché les colonnes de son journal, découpe à grands coups de ciseaux de larges placards dans celles des confrères et les colle bout à bout en prenant soin simplement de citer le nom du journal et celui de l'auteur ? Cette fois, aucun intérêt ne naît, aucune valeur d'information, car l'arc-en-ciel de l'opinion est brutalement amputé et, du rapprochement de morceaux peu nombreux
et trop massifs, aucun enseignement valable ne peut être tiré.
Source : Gallica

Clément Guirardel Le droit d'auteur des journalistes (1934)

« Un journal est une propriété littéraire, composée soit d'articles-nouvelles, soit d'articles de politique et de littérature : les premiers, par leur nature et lorsqu'ils ne contiennent que l'annonce d'un fait plus ou moins public en France et en pays étranger appartiennent au domaine public ; les seconds, qui sont l'œuvre de l'esprit et dont la rédaction est pour les journaux l'objet d'une dépense souvent considérable, forment une propriété privée ».
Source : Gallica

Clément Guirardel Le droit d'auteur des journalistes (1934)

La propriété est limitée à l'objet créé.
Puisque le droit de l'auteur prend sa source dans la création, il ne peut évidemment porter que sur l'objet créé. Ce qui appartient à l'auteur, ce qu'il peut revendiquer, c'est la forme qu'il a employée pour manifester sa pensée, c'est l'ouvrage qu'il a écrit, qu'il a peint, qu'il a sculpté.
Source : Gallica

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