Louis-Marie Barc

Résumé

Louis-Marie Barc Le délai-congé des journalistes… (1935)

Tout d'abord, un cas ne saurait offrir de difficulté : si un journaliste doit obéissance et ne peut refuser d'accomplir une tâche déterminée, il a le devoir de refuser d'écrire un « article délictuel », qui lui est réclamé. Aux articles délictuels, il convient naturellement d'adjoindre les articles immoraux...
Mais qu'advient-il s'il quitte, de lui-même, le journal à qui il reproche un « changement d'orientation politique » ? A-t-il droit à l'indemnité de préavis ?
Source : Gallica

Louis-Marie Barc Le délai-congé des journalistes… (1935)

Mais il était entre tous un cas où l'absence de délai-congé, d'après la jurisprudence, semblait inique : c'est celui où, par « raison de conscience », un journaliste est amené à donner sa démission de l'organe auquel il collabore parce que son orientation politique ou son caractère ont changé. L'équité la plus simple voulait qu'une telle modification fut considérée comme une rupture du contrat. Seule une telle mesure constitue la sauvegarde indispensable de la dignité morale et de l'indépendance professionnelle de cette catégorie de travailleurs intellectuels.
Source : Gallica

Louis-Marie Barc Le délai-congé des journalistes… (1935)

« A raison de la responsabilité pesant sur le directeur d'un journal, les rapports entre lui et ses rédacteurs forment un contrat de nature spéciale. En droit, en principe, le propriétaire d'un journal est maître absolu de sa rédaction. »
Ces décisions s'appuient donc sur les motifs adoptés par la Cour de Cassation et méritent les mêmes critiques. La responsabilité du propriétaire de journal est peut-être plus grande, mais elle n'est pas autre que celle de tout entrepreneur.
Source : Gallica

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