Alexandre Weill

Résumé

Alexandre Weill Le décret de la presse (1872)

Dans tous les temps et dans toutes les situations, l'honneur, l'honnêteté, la gloire exigent que l'on sacrifie quelque chose de soi, de son temps, de son esprit, de sa fortune, à autrui ou à une société composée de plusieurs autrui. Si donc un journal veut contribuer au bien de la patrie, de la cité ou d'une corporation, il ne suffit pas d'écrire des phrases élogieuses sur la vertu et les hommes vertueux, il faut, avant tout, qu'il puisse flétrir le vice et les hommes vicieux, qu'il puisse chasser du forum tous ceux qui se sont rendus indignes d'y paraître pour briguer les suffrages du peuple.
Source : Gallica

Alexandre Weill Le décret de la presse (1872)

Non-seulement il faut que je l'écoute, que je l'examine, mais encore, pour lui laisser la liberté de croire ce qu'il croit, il faut que je sacrifice une partie de la mienne. Il en est de même de toute vérité. Tout progrès historique est une part de sacrifice individuel pour le bien général, un combat de la raison philosophique contre l'erreur religieuse. La raison, en se sacrifiant elle-même, demande à son tour le sacrifice de tout privilége, du fort en faveur du faible, au nom de la vérité et de la justice en soi, jamais au nom d'un intérêt quelconque!
Source : Gallica

Alexandre Weill Le décret de la presse (1872)

Aujourd'hui il n'y a plus qu'un seul journal en Allemagne sous différents titres, et ce seul journal ne prêche plus qu'erreur et mensonge, que violence et tyrannie. Ce seul journal monstre n'a plus qu'un but : GAGNER DE L'ARGENT et ne pas heurter de front l'empire, soidisant national. Si cette presse pouvait porter des fruits salutaires, ce serait un démenti donné à toutes les lois divines de la nature. De toutes les presses européennes, la presse allemande, à l'heure qu'il est, est la plus médiocre, la plus mensongère, la plus mal écrite, la plus corrompue et la moins littéraire.
Source : Gallica

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