André-Antoine Corradi Collière

Résumé

André-Antoine Corradi Collière Aux Juges de Quénisset et à M. Guizot… (1841)

Et la Presse elle-même, autre journal conservateur, dit qu'un si fâcheux état de chose est un symptôme grave. C'est plus, c'est un arrêt de mort. Et nous l'aurons bien mérité, si, vous autres conservateurs, ne vous empressez d'exciter vous-mêmes à la destruction du vice légal de la presse. Ce vice radical vous fait vivre comme individus, mais il épuise la nation, en causant une décadence qui fait dresser les cheveux sur la tête des penseurs qui ont aperçu sa maudite influence et le moyen de la neutraliser.
Source : Gallica

André-Antoine Corradi Collière Aux Juges de Quénisset et à M. Guizot… (1841)

La question du vice légal de la presse est du domaine de tout le monde. Chacun peut en chercher et trouver la solution, à la manière qu'il croira la plus propre à former une conscience nationale de laquelle dépendent la tranquillité intérieure, le crédit public et privé, les grandes réserves des produits indigènes, pour l'encouragement de la première de toutes les industries, enfin les chemins de fer des grandes lignes, toutes nos prospérités, toutes nos gloires, et même notre nationalité.
Source : Gallica

André-Antoine Corradi Collière Aux Juges de Quénisset et à M. Guizot… (1841)

Que font-ils pour éclairer les masses, dont le pervertissement, par le vice légal des journaux, fera rayer la France du nombre des nations? Car elles se coalisent dans l'ombre ou à la face du soleil ; elles ont juré une guerre à mort à tous les pouvoirs qui se succéderont. Nul doute qu'avec une force armée bien organisée, on ne puisse détruire les masses, ici aujourd'hui, demain autre part, surtout quand il y aura des chemins de fer.
Source : Gallica

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