Ernest Merson,
La liberté de la presse sous les divers régimes
(1874)
“ Qu'un journal, même avec la liberté exagérée de la presse, se permette des attaques contre le gouvernement : le gouvernement le traduit devant la justice, le délit est puni, et le pouvoir est vengé. Mais les outrages dont la société est l'objet, est-ce qu'ils peuvent être effacés par une condamnation juridique, dans l'esprit abusé et prompt à se passionner des peuples ? Non : le mal demeure, il gagne de proche en proche, il se répand, il s'aggrave, il exerce dans l'ombre ses ravages, et il arrive un jour, à l'ébahissement même de ceuxlà qui l'ont produit, qu'il est sans remède. ”
