Résumé

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La liberté de la presse sous les divers régimes (1874)

Qu'un journal, même avec la liberté exagérée de la presse, se permette des attaques contre le gouvernement : le gouvernement le traduit devant la justice, le délit est puni, et le pouvoir est vengé. Mais les outrages dont la société est l'objet, est-ce qu'ils peuvent être effacés par une condamnation juridique, dans l'esprit abusé et prompt à se passionner des peuples ? Non : le mal demeure, il gagne de proche en proche, il se répand, il s'aggrave, il exerce dans l'ombre ses ravages, et il arrive un jour, à l'ébahissement même de ceuxlà qui l'ont produit, qu'il est sans remède.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La liberté de la presse sous les divers régimes (1874)

Qu'avaient à redouter, d'ailleurs, les écrivains de l'un et de l'autre parti ?
La presse avait été émancipée, affranchie, délivrée, par une révolution faite en son nom ; la charte, qui devait être une « vérité, » enregistrait à son frontispice toutes les libertés, et le duc d'Orléans, en montant sur le trône, s'était écrié : " Des procès de presse, il n'y en aura plus ! »
Vains engagements, vaine sécurité, vains droits, vaines paroles !
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La liberté de la presse sous les divers régimes (1874)

Une partie de la société vit au milieu de la plus épouvantable anarchie ; on dirait, en lisant les papiers publics, que la France est déchirée en une multitude de gouvernements qui se disputent le pouvoir à l'aide de l'injure, de la calomnie, de la confusion de tous les principes politiques... Il faut des peines sévères contre les délits, des peines énormes contre les crimes qui s'adressent à la personne du roi, au principe et a la forme de son gouvernement. C'est la condition sans laquelle il ne peut y avoir de liberté de presse.
Source : Gallica

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