Résumé

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La Liberté de la presse devant le Corps législatif… (1867)

Une partie de la société vit au milieu de la plus épouvantable anarchie ; on dirait, en lisant les papiers publics, que la France est déchirée en une multitude de gouvernements qui se disputent le pouvoir à l'aide de l'injure, de la calomnie, de la confusion de tous les principes politiques... Il faut des peines sévères contre les délits, des peines énormes contre les crimes qui s'adressent à la personne du roi, au principe et à la forme de son gouvernement. C'est la condition sans laquelle il ne peut y avoir de liberté de la presse.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La Liberté de la presse devant le Corps législatif… (1867)

La presse, à quelques exceptions près, a mal mérité du pays; elle n'a pas été digne de sa haute et sainte mission, de sa dictature intellectuelle et morale ! je le confesse et j'en rougis : le pays vaux mieux que son expression; l'esprit public est plus sain que ses organes. Oui, la presse, depuis quatre ans, distille à chaque ligne la haine, la calomnie, l'outrage; elle sue l'insurrection et l'anarchie.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Merson Ernest Merson La Liberté de la presse devant le Corps législatif… (1867)

Combinée avec l'abrogation de l'autorisation préalable, la liberté absolue de l'imprimerie serait le plus infaillible élément de dissolution sociale. Rien n'y résisterait, et, dans le naufrage, ce n'est pas seulement l'autorité des gouvernants qui sombrerait, c'est encore la foi des peuples ; ce n'est pas uniquement la force politique que l'on verrait s'épuiser et mourir, c'est l'énergie morale et la virilité même du pays.
Source : Gallica

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