Léonard Marie Corentin Guyho

Résumé

Léonard Marie Corentin Guyho De la presse périodique sous l'empire… (1867)

Lorsqu'on jette les yeux sur l'ensemble de nos institutions, que voit-on tout d'abord?
Au sommet, un pouvoir unitaire, se perpétuant par l'hérédité, libre dans son action, tout puissant pour le bien, mais aussi pour le mal ; à l'autre extrémité, le peuple, avec le suffrage universel, c'est-à-dire avec la souveraineté du nombre, force brutale, d'où la mort peut sortir aussi bien que la vie, si elle n'est pas dirigée par l'intelligence.
Source : Gallica

Léonard Marie Corentin Guyho De la presse périodique sous l'empire… (1867)

La théorie de la liberté illimitée s'est incarnée dans M. Emile de Girardin. C'est donc à lui qu'il faut s'en prendre, quand on veut la combattre.
Ce publiciste aime les idées justes, mais il aime encore mieux les idées neuves. La vérité lui est chère, mais moins que le paradoxe. Pour qu'une opinion lui plaise, il faut qu'elle ne soit celle de personne. Il ne hait rien tant que de tremper sa plume dans l'écritoire d'autrui. Dédaignant les voies frayées, ne passant jamais par les portes ouvertes, quand le monde réel lui manque, il s'élance résolûment dans le monde des chimères.
Source : Gallica

Léonard Marie Corentin Guyho De la presse périodique sous l'empire… (1867)

Qui ne voit que, si parmi nous, la tradition libérale n'avait pas été violemment interrompue par la révolution de 1848 et par la dictature nécessaire de 1851, jamais l'on n'aurait entendu proclamer devant le Sénat que la liberté de la Presse existe, sous le décret de 1852, dans ses conditions normales, raisonnables et pratiques; jamais surtout on n'aurait entendu M. Granier de Cassagnac déclarer, en plein Corps Législatif que cette liberté n'est pas un droit inhérent à l'individu, mais une simple concession du pouvoir social.
Source : Gallica

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