Résumé

Léon Thiessé Des Vices de la législation spéciale proposée par le gouvernement pour les journaux et brochures semi-périodiques… (1819)

Ne serait-il pas utile, avant de passer,plus avant, d'élever, pour ainsi dire, une question préjudicielle, et d'examiner s'il est à propos, s'il est juste, s'il est constitutionnel, d'autoriser les amendes en matière de délits publics de la presse?
Le principe des amendes à l'égard des particuliers est juste. Vous faites tort à la réputation d'un citoyen, vous lui causez un dommage évident, vous lui enlevez une propriété morale; il est juste que, ne pouvant lui restituer le bien que vous lui avez pris, vous, soyez condamné à lui en fournir la compensation.
Source : Gallica

Léon Thiessé Des Vices de la législation spéciale proposée par le gouvernement pour les journaux et brochures semi-périodiques… (1819)

Quand les feuilles sont libres, quand chacun a la liberté de publier sa pensée, les lecteurs s'accoutument à ne pas donner aux journaux plus de confiance qu'ils n'en méritent ; les clameurs séditieuses d'un écrivain, contagieuses lorsqu'il existe prohibition ou censure , ne sont plus qu'un vain bruit quand la liberté règne toute entière. Le délit de sédition ne sera donc point aussi funeste qu'on se l'imagine.
Source : Gallica

Léon Thiessé Des Vices de la législation spéciale proposée par le gouvernement pour les journaux et brochures semi-périodiques… (1819)

Règle générale, tout cautionnement imposé aux propriétaires de journaux est plus où moins destructeur de la liberté de la presse et des droits de l'industrie. Si vous exagérez ce cautionnement, vous empirerez d'autant plus le mal, vous détruirez d'autant plus les entreprises, vous rendrez d'autant plus rare et difficile leur multiplication.
Source : Gallica

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