Léopold de Gaillard

Résumé

Léopold de Gaillard Augustin Cochin : sa vie, sa mort (1872)

La vie d'Augustin Cochin sera écrite un jour, nous en avons le ferme espoir, non-seulement pour la consolation d'une famille où nous allons le voir revivre, non-seulement pour tant d'amis connus ou inconnus qui resteront fidèles à sa mémoire, mais pour l'édification de chacun. Le moment n'est pas venu, le temps nous presse et nous sentons cruellement que, malgré l'irrésistible élan de notre affection et de notre douleur, une plume usée aux stériles débats de la politique n'a point tout ce qu'il faut pour parler dignement d'une âme si parfaite, qui eut à son service un esprit si merveilleux.
Source : Gallica

Léopold de Gaillard Augustin Cochin : sa vie, sa mort (1872)

En le guérissant d'une angine, elle gagna elle-même le terrible mal, et mourut. Ce souvenir, aggravé sans aucun doute par le douloureux isolement d'une enfance sans mère, a pesé sur la vie entière de Cochin. Il ne parlait jamais qu'avec larmes de cette noble femme, morte, jeune et belle, pour le sauver, et se reprochait de ne se rappeler ni ses traits ni le son de sa voix. Dès l'âge de neuf ans, Augustin fut enfermé au collège. C'était une double épreuve pour cette santé toujours délicate et pour ce cœur altéré de tendresse.
Source : Gallica

Léopold de Gaillard Augustin Cochin : sa vie, sa mort (1872)

Pour nous, c'est dans ce pelit cercle intime du Correspondant, dans cette réunion d'écrivains venus de tous les coins de l'horizon politique, mais fermement unis par le même dévouement à l'Église et à la liberté, que nous avons eu le bonheur et l'honneur de rencontrer, d'admirer, d'aimer Augustin Cochin.' Aussi sa place, vide, hélas!
à nos côtés, restera-t-elle toujours douloureusement occupée dans notre cœur.
Source : Gallica

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