Résumé

Joseph Tański Souvenirs d'un soldat journaliste à Paris (1869)

Victor n'hésita plus et apporta au Journal des Débats, avec son faible concours, son entier dévouement. Le trajet entre la rue Coq-Héron, où était le siège du Messager, et la rue des PrétresSaint-Germain-l'Auxerrois, résidence des Débats, n'est pas long; mais, dans le parcours, les inquiétudes du capitaine Victor n'avaient pas laissé d'être grandes. Changer encore de situation, d'existence, trouver un accueil glacial, des visages froids, des hommes défiants peut-être, c'était, pour cet esprit exalté, pour ce cœur ulcéré, l'épreuve la plus douloureuse à laquelle il se fût jusqu'alors exposé.
Source : Gallica

Joseph Tański Souvenirs d'un soldat journaliste à Paris (1869)

Le comte Walewski se trouva bientôt, comme tout le monde, sous le charme de ce causeur infatigable et séduisant ; il fut heureux de faire sa connaissance. La sympathie qu'ils ressentirent l'un pour l'autre les unit peu à peu, et fit naître entre eux une sincère amitié, qui survécut à tous les changements et à toutes les vicissitudes politiques.
L'insurrection de Pologne suivit de près, on s'en souvient, celle de France ; le comte Walewski voulut répondre à l'appel de sa patrie. Il s'arracha
sans peine aux plaisirs et aux séductions de Paris.
Source : Gallica

Joseph Tański Souvenirs d'un soldat journaliste à Paris (1869)

Le capitaine Victor triomphait, il était au comble du bonheur, lorsque le jour de la discussion de l'Adresse ou d'une question de cabinet dans les bureaux, il pouvait envoyer au Messager les opinions de MM. Berryer, GarnierPagès, Ledru-Rollin à côté de celles de MM. Guizot, Thiers, de Lamartine. Ce jour-là, on le voyait
se multiplier, écrire, prendre des notes, causer avec quarante, cinquante députés, amis, adversaires du journal, et marquer à tous une égale attention, une égale déférence.
Source : Gallica

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