Résumé

France et réformes (1886)

“ Nos colonies n'auront jamais qu'un minimum de valeur et ne progresseront que péniblement, si leur développement continue à n'être alimenté que par l'argent officiel de l'Etat, si elles ne constituent qu'une charge pour la mère patrie, si elles ne sont pour nous qu'un boulet au pied en cas de complications européennes.
L'expansion coloniale ne sera jamais qu'un vain mot, qu'un procédé oratoire, tant que l'argent fera défaut aux affaires coloniales. Depuis trop longtemps, hélas! nous voyons le capital français s'égrener et se perdre à l'étranger, au grand détriment du pays.
”
Source : Gallica

France et réformes (1886)

“ Nous ne demandons pas que la France tue des hommes pour créer des débouchés à notre industrie et à notre commerce, comme l'Angleterre l'a fait en Birmanie et souvent avant, mais qu'on se décide simplement à mettre en valeur les éléments de richesse que nous possédons, alors qu'il ne s'agit pour « aboutir» que d'un peu d'indulgence, surtout de tolérance réciproque, de bon sens et de patriotisme de la part des hommes publics qui tiennent dans leurs mains les destinées de la Patrie ! ”
Source : Gallica

France et réformes (1886)

“ Non, n'est-ce pas ? et pourtant nos députés ne sont pas nommés autrement. Pourquoi les logiciens à outrance, qui veulent tout ramener au suffrage universel, ne vont-ils pas jusqu'au bout de leur logique ? On pourrait nommer à l'élection les médecins, les avocats, les professeurs, les mécaniciens ! Oui, mais nous vous affirmons que si vous investissiez M. Grévy de l'honneur de conduire un train de chemin de fer ou un steamer, nous ne naviguerions pas sous son étoile, tandis que nous sommes sûrs qu'avec lui, comme président de la République, nous ne nous réveillerons pas en coup-d'État. ”
Source : Gallica

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