Résumé

France et finance, toujours la question des emprunts étrangers (1883)

Un journal a le droit d'être clérical ou radical, patriote ou Louise Michel, peu importe à ces messieurs du syndicat des banquiers, mais il lui est défendu, suivant la pittoresque expression d'un des plus éminents journalistes parisiens, d'accepter, pour tout ce qui touche aux privilèges de la Finance, des communications du dehors. Voilà pourquoi journalistes et journaux, à l'affût de nouvelles, font le vide et le silence sur cette grosse question ; pourquoi ils glissent timidement sur les gros scandales, pourquoi ils n'osent indiquer le remède à porter à cet état de choses nervoso-maladif.
Source : Gallica

France et finance, toujours la question des emprunts étrangers (1883)

Mais la vigne est une culture riche qui ne demande pas seulement des bras et des connaissances spéciales, il lui faut de gros capitaux. Si vous voulez que le vigneron puisse « finir » son opération, c'est-àdire non seulement planter et réussir sa vigne, mais encore attendre la période de rendement, construire des caves, se procurer les instruments nécessaires au vinage, il faut lui faciliter l'accès du capital ; or, jusqu'à ce jour, la grande banque a fait tout son possible pour détourner notre épargne de l'Algérie.
Source : Gallica

France et finance, toujours la question des emprunts étrangers (1883)

En résumé, tout en respectant fort la liberté individuelle en matière de finances, je crois que ce serait le devoir d'un gouvernement prévoyant de mettre certaines restrictions légales à la dissipation de l'épargne nationale à l'étranger. Ce n'est pas attenter à la liberté des passants que d'installer des parapets sur les ponts, et ce qu'on appelle des garde-fous sur les points dangereux.
Source : Gallica

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