Résumé

Bailleux de Marisy Mœurs financières de la France…

Pourquoi cependant mentir à notre génie et desservir nos propres intérêts ? Qu’elle le veuille ou non, le génie de la France est l’expansion, la sociabilité ; elle a l’esprit et le cœur également ouverts ; sa mission, attestée par la langue, les arts, la politique, la philosophie, est de se donner, d’appartenir à tous. Ces vérités banales s’appliquent à la spéculation et à notre industrie comme à tout ce qui émane de nous, et c’est pour ces causes que notre Paris est bien la capitale des deux mondes.
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Bailleux de Marisy Mœurs financières de la France…

Sans la placer ni si haut ni si bas, un nouveau manuel du spéculateur à la Bourse, en montrant la variété si fort accrue des titres auxquels la spéculation a donné naissance, prouverait que depuis quinze ans elle a encore plus creusé le sol, fécondé la matière, enrichi les individus et les états, multiplié cette consommation démocratique par excellence, qu’on peut bien appeler, par cela même qu’elle alimente le travail, la source de tout progrès et la base de toute civilisation.
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Pour souscrire tant de titres, il a fallu prendre sur le revenu et non déplacer des capitaux, car l’aliénation d’un capital suppose toujours la substitution au vendeur d’un acquéreur nouveau qui, pour occuper la place du premier, laisse le même vide à combler. C’est à 2 milliards annuels dans les derniers temps de l’empire que montent ces placemens. Que si on ajoute à ces sommes celles que l’industrie, la propriété elle-même, ont consacrées à des améliorations, on peut dire que de 1860 à 1870 l’épargne totale s’est bien élevée à 30 milliards.
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