Résumé

Fatalités financières. Finances sans chiffres… (1887)

A Dieu ne plaise que nous soyons soupçonné d'exciter à la guerre contre le capitalisterentier; il serait injuste de le maudire, et son sort peut devenir plus digne de pitié que d'envie. Nous estimons ses mérites et rendons hommage à son innocence. Ce n'est point lui, qui, de ses bonnes espèces sonnantes, fruits du labeur et de l'épargne, amies de la paix et du bon ordre, a fait cet agent perturbateur, ce parasite vorace, nourri par le travail et fatalement son adversaire.
Le capital de la dette est l'oeuvre de l'Etat.
Source : Gallica

Fatalités financières. Finances sans chiffres… (1887)

Et, dans les disputes du nôtre, telles qu'on les signale, disputes homicides, nous ne le nions pas, peut-on voir autre chose que le monde du Travail qui se déchire de ses propres mains ? Entre patrons et ouvriers, un antagonisme redoutable, il est vrai, laisse, au flanc de notre société débile, une large et saignante blessure. C'est une guerre de famille, guerre intestine qu'un malentendu provoque et que la colère déclare. Ce n'est point la vraie lutte du Capital et du Travail, d'un envahisseur victorieux contre un vaincu qui veut défendre ses foyers.
Source : Gallica

Fatalités financières. Finances sans chiffres… (1887)

Le Travail se restreint, tandis qu'on lui réclame un plus vaillant effort, et, pour produire moins, il paye davantage. Mais ses ressources s'épuisent plus vite que les trésors de sa patience, et le capital, attiré dans des caisses qu'il regardait comme d'inexpugnables forteresses, peut trembler à son tour. Cherchez-le derrière son plus solide rempart, dans tout l'appareil de sa force ; c'est la rente de l'État qui se présente à vous, et qui semble braver avec une noble fierté toutes nos théories politiques.
Source : Gallica

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