Résumé

Prudhomme Testament politique de M. Prudhomme… (1865)

L'homme de coeur et de mérite a bien de la peine à frayer son chemin. La plus modeste entreprise exige de vigoureux efforts. — L'opposition, croyez-en ma vieille expérience, est encore la plus douce et la plus sûre des carrières.
La France, cette grande nation qui a produit Montesquieu, Descartes et Bossuet, comme le faisait récemment observer M. Thiers, la France est à la fois sceptique et généreuse. Sceptique, elle aime ceux qui l'amusent. Or, vous le comprenez sans effort, il est plus aisé de la faire rire en critiquant le pouvoir qu'en chantant ses louanges.
Source : Gallica

Prudhomme Testament politique de M. Prudhomme… (1865)

N'en croyez rien, Joseph ; l'économie politique est un immense éteignoir.
Soyez austère. La vertu, la probité, le talent, seront toujours de votre côté. Le vice, la corruption, la sottise, sous tous les régimes, appartiendront fatalement aux hommes du pouvoir. Ne l'oubliez pas, et que le sentiment de votre supériorité éclate dans la dignité de votre attitude. Le peuple français, malgré ses apparences frivoles, aime la dignité.
Jusque dans votre mise, affichez l'intégrité de vos convictions.
Source : Gallica

Prudhomme Testament politique de M. Prudhomme… (1865)

Je me rendis aux divers congrès internationaux, où, prenant un bain d'air libre, aspirant l'air libre à pleins poumons, je pouvais dégonfler mon coeur et déplorer en toute liberté l'abaissement de la France. La patriotique chaleur avec laquelle je peignais les souffrances et la dégradation de notre infortuné pays, m'attirait les chaleureux applaudissements de mon auditoire cosmopolile, applaudissements doux à mon coeur, car j'y voyais la preuve que mon nom n'était pas estimé seulement sur les rives qui m'ont donné le jour.
Source : Gallica

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