Résumé

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire…

Ainsi, à l’heure où nous sommes, dans les conditions où nous vivons, l’état ne serait plus rien en matière d’enseignement supérieur, ou du moins il ne serait qu’un rival, un simple concurrent pour les institutions indépendantes. Les écoles libres feraient ce qu’elles voudraient, elles distribueraient des grades, elles fixeraient elles-mêmes l’étalon de l’instruction supérieure, elles n’auraient pas seulement la liberté des méthodes scientifiques ou littéraires, elles resteraient les juges de la mesure de capacité publique !
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Politique ou écrivain, du reste, M. de Rémusat ne faisait que se peindre lui-même, et ce qu’il y avait encore de meilleur en lui, c’était l’homme. L’homme était supérieur par l’indépendance, par une droiture innée, par le caractère. Il savait allier la bonne grâce mondaine et les préoccupations les plus sérieuses de la pensée, l’intégrité des convictions et les ménagemens pour toutes les opinions, même quelquefois l’indulgence pour les faiblesses.
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Ni les uns ni les autres ne voient que, sous la république comme sous la monarchie, l’état existe avec le même caractère, avec les mêmes prérogatives, les mêmes droits inaliénables. C’est toujours la France, c’est ce qu’il y a de permanent et de supérieur. L’état représente les traditions nationales, les grands intérêts civils, et ce qu’on pourrait appeler la haute police de la société. C’est à ce titre qu’il ne peut se dessaisir du droit de vérifier les résultats de l’enseignement supérieur
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