Auteur :Georges Goyau, Revue des Deux Mondes
“ « Le fleuve des largesses, déclarait-il, a trop longtemps coulé vers l’Eglise. Nous en changerons le cours ; et il coulera un jour, j’en ai la conviction profonde, vers l’instituteur, vers l’école laïque. » Les applaudissemens de cet auditoire scolaire dépassaient les murs de la salle ; ils se répercutaient au loin, encourageans et flatteurs, à l’adresse des candidats ou des députés dont le vote, en appauvrissant l’Église, enrichirait les instituteurs eux-mêmes. « Il y a des abîmes, leur criait M. Carnaud, entre ce que vous êtes aujourd’hui et ce que vous serez demain. » ”
