Mauvaise volonté

Définition et enjeux

Marguerite Duportal De la volonté (1926)

La mauvaise volonté est donc à la base des erreurs coupables, des erreurs de ceux qui se trompent de mauvaise foi, comme la bonne volonté est à la base des erreurs innocentes, des erreurs de ceux qui se trompent de bonne foi.
Se tromper de bonne foi, c’est, après avoir tout fait, en conscience, pour connaître son devoir et les possibilités qu’on a de l’accomplir, errer et se méprendre dans l’application, par suite d’une défaillance quelconque de la raison humaine.
Source : Gutenberg

Marguerite Duportal De la volonté (1926)

La résistance à la grâce, et la violence faite à la nature en vue du mal, constituent un effort psychique immoral, et par conséquent coupable. La résistance à la nature en vue du bien constitue un effort psychique moral, et par conséquent méritoire. Cet effort est le fruit de la bonne volonté, c’est-à-dire de la volonté se dirigeant dans le sens du bien. L’effort immoral est le fruit de la mauvaise volonté, c’est-à-dire de la volonté se dirigeant dans le sens du mal.
Source : Gutenberg

Charles Lévêque Revue des Deux Mondes

Assurément le moindre acte de volonté, la simple résolution d’agir bien ou mal, un non énergiquement répondu soit à quelque mauvaise passion qui secrètement nous sollicite, soit à quelque corrupteur qui donne l’assaut à notre loyauté, voilà des marquas de notre liberté non moins éclatantes qu’un mouvement volontaire de mon bras ou de ma jambe.
Source : Wikisource

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