Auguste Gilbert de Voisins,
Pour l'Amour du Laurier: Roman
“ Sylvius ouvrait les yeux comme un enfant ébahi :« C’est plus beau qu’un beau songe, s’écria-t-il soudain. O mon immortelle ! vous me rendez toute la magie de mon enfance, alors que, dans l’ombre de deux chênes, je rêvais d’être roi et de vouer ma vie à l’amour du laurier ! »La vieille bondit vers Sylvius et, scrutant ses prunelles, murmura :« Pauvre petit ! Serais-tu donc ambitieux ?— Non ! la vie est trop laide ! Vous partie, je ne saurai que faire dans un monde sans rêves et sans aventures. »La vieille se leva et se mit à rassembler les fils de soie qui ondoyaient dans l’air. ”

