Auguste Gilbert de Voisins,
Ecrit en Chine : voyages. Tome 1
(1923-1924)
“ Une très mince lueur grise traverse le temple en oblique . C' est la lune qui nous rend visite . Présence douce et merveilleuse d' une amie que j' ai tant aimée ! Peu à peu , l' enchantement grandit . La lune pénètre par les mille fissures du toit et par cette brèche qui troue largement la muraille . Dans l' air opalin , flotte la poussière d' un conte de fées . — Quand Yong-lo rentrait , la nuit , dans sa capitale , des poussières pareilles se levaient levaient doute à son passage , mais je n' entends encore ni le piaffement des chevaux sur les dalles , ni les cris rauques des guerriers ... ”
