Jean de La Jaline, Les Chemins du rêve. Sous la griffe du Dragon (1906)
“ Il n'y a pas une montagne au monde dont l'isolement donne une pareille impression de grandeur. Le pic de Ténériffe lui-même, sur l'horizon de la mer, n'est pas aussi vertigineux. Ses flancs sont moins abrupts, il ne monte pas d'un seul jet vers le ciel. Aujourd'hui il n'y a pas de neige; pendant deux mois de l'année le cône immense reste nu et sombre, dans sa cuirasse de lave bleuie par l'éther. Lentement nous gravissons les premières pentes, coupées de ravins et de bois. Là-haut, les nuages enroulent en s'élevant leur caresse de lumière autour de la montagne. ”
