Jean de La Jaline, Journal de bord sentimental : les chemins du rêve (1905)
“ Un fossé plein d'eau fuit à perte de vue. En un clin d'œil nous passons de la verdure fraîche à la poussière la plus effroyable, que soulèvent des milliers de coolies, de mulets et de voitures : nous sommes à Pékin. La gare s'allonge au pied des murailles qui enferment le parc du temple du Ciel, dans un coin de l'esplanade qui sépare ce temple de celui de l'Agriculture et que traverse l'avenue de Young-Ting-Men : la Porte du Sud. Nos bagages nous sont arrachés au milieu d'une bousculade indicible; on nous jette dans deux pousse-pousse qui partent à une allure folle. ”
