G. Le Roy-Liberge

Résumé

G. Le Roy-Liberge La Chine encore chinoise (1926)

C'est peut-être la première fois que je vois en Chine un monument vraiment beau dans un cadre pittoresque. Ce lac gelé, aux bords gracieusement plantés et décorés, dont la nappe blanche s'étend sous nos yeux jusqu'au cône du Peita, bordé de sa galerie circulaire; ce temple superbe, dans ce coin de parc désert et délabré, au milieu de cette immense capitale, donne une impression étrange de grandeur et de misère, de passé somptueux et de pauvreté actuelle, mais on ne peut croire qu'une race si vivace qui a produit des monuments aussi grandioses soit destinée à disparaître.
Source : Gallica

G. Le Roy-Liberge La Chine encore chinoise (1926)

Au centre du coteau qui domine le lac s'élèvent les pavillons du palais proprement dit, qui sont posés à différentes hauteurs sur la montagne et reliés par d'immenses escaliers en zigzag; leurs toits oranges en tuiles vernissées brillant comme de l'or et leurs courbures gracieuses se découpent sur le ciel bleu formant une éclatante symphonie de couleurs; le plus élevé de tous, qui domine l'emsemble comme une aire aérienne, est couronné d'un triple toit à la chinoise : il a pour socle un cube en pierre, d'une grande hauteur, imité du style thibétain, qui lui donne l'aspect d'un temple.
Source : Gallica

G. Le Roy-Liberge La Chine encore chinoise (1926)

Ce matin, tout est sous la neige!Nous traversons un pays boisé, coupé de marécages qui paraît bien plus sauvage que cet automne, avec ses troncs noircis; à la première station, le son d'un accordéon m'attire à la portière, et je vois des soldats qui dansent dans la boue, avec leurs grosses bottes, les danses nationales que nous avons vues à la Légation de Pékin. Ils ont l'air pleins de gaieté et d'insouciance, ces solides gars, aux moustaches blondes, qui semblent de grands enfants. C'est la Pâque russe qu'ils célèbrent ainsi, et hier soir, on apercevait, du train, une retraite aux flambeaux.
Source : Gallica

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