Charles d’Ursel

Résumé

Charles d’Ursel Revue des Deux Mondes

La sensation de dégoût qui a fini par éteindre toute curiosité est agréablement distraite par la vue d’un jardin orné de vases et de fleurs. Il y a des arbres, de la verdure, des chemins balayés. La légation est une vieille maison chinoise aménagée pour des Européens. Un hall tout en longueur, où l’on pénètre de plain-pied, est encombré de bibelots, d’étoffes, de peaux de tigre, de porcelaines, de bronzes et de cuivres. Çà et là une jolie gravure, un tableau, reposent de cette profusion d’Extrême-Orient.
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Cette victoire morale de la civilisation sera peut-être le plus grand moteur de l’évolution que la Chine va immanquablement subir.
Je signale au passage le costume bizarre des chefs de gare, qui, avec leur chapeau de paille à larges ailes doublées de bleu clair et noué sous le menton par de grands nœuds de même couleur semblent, dans leurs robes bleues ou blanches tombant jusqu’aux talons, de grandes demoiselles en partie de campagne.
On vient sans doute de crier en chinois : « Pékin, tout le monde descend ; » car le train s’est arrêté au milieu des champs.
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Mais, au point de vue de l’art, ces intérieurs de temples offrent assez peu d’intérêt : quelques statues cependant, en bois et très peintes ou dorées, ne manquent pas d’allure, et je me rappelle un dieu des Enfers qui lançait ses tonnerres avec un véritable entrain.
En quatre heures de chemin de fer on arrive maintenant aux portes de Pékin. La voie traverse une plaine monotone où dorment des ruisseaux d’une eau boueuse. De tous côtés s’élèvent des tombeaux, placés au hasard de la fantaisie : un tertre arrondi en terre glaise, et c’est tout.
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