Résumé

Max Leclerc L’Émigration chinoise et les Relations internationales

Il ne manque pas de gens pour regretter sincèrement cette exclusion systématique du Chinois. — Les amis des Australiens leur font observer qu’ils commettent une faute, qu’ils niellent en danger l’avenir de leur colonie en refusant la main-d’œuvre étrangère à bon marché ; que l’Australie est immense, qu’il reste beaucoup à faire, qu’il reste à défricher, à planter, à fouiller le sous-sol minier ; que, dans bien des cas, le climat interdit tout travail de ce genre au blanc ; qu’il faudra recourir au Chinois, tout disposé à l’entreprendre, ou laisser dormir des richesses incalculables.
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Max Leclerc L’Émigration chinoise et les Relations internationales

Lorsque le courant d’émigration part des ports de l’Extrême-Orient et qu’il transporte par masses compactes les fils de Han à San-Francisco, à Cuba, à Manille, en Australie, des résultats heureux se produisent d’abord : dans les pays neufs où tout est à faire, où le sol est à défricher, les mines à exploiter, les chemins de fer à construire, C’est comme une alluvion fécondante qui vient recouvrir un sol jusqu’alors stérile.
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Max Leclerc L’Émigration chinoise et les Relations internationales

Le jour où parmi ces ouvriers dressés par nous, il s’en trouvera quelques-uns, une élite, qui, rentrant en Chine, y implanteront toutes ces industries, utilisant le merveilleux pouvoir d’adaptation de la race, le bon marché de la main-d’œuvre, la réserve inépuisable d’hommes, les matières premières de toute sorte que renferme en quantités intimes cet immense empire, ce jour-là ils seront en mesure de porter jusqu’en Europe la concurrence terrible qu’ils nous font déjà sur les marchés de l’Extrême-Orient.
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