Résumé

Alfred Jacobs Les Chinois hors de la Chine

La chambre de commerce de Melbourne déclara que, dans son opinion, il était contraire à l’esprit de notre âge, opposé aux intérêts de la colonie et aux traités avec la Chine, de voter aucune loi destinée à interdire aux Chinois l’accès de l’Australie. Les régions de l’or demeurèrent donc toutes ouvertes à l’industrieuse activité de cette multitude d’hommes que la misère chassait de chez eux, et qui s’en venaient demander au reste de la terre du travail et un peu de pain; mais, comme en Californie, les Chinois furent à Victoria un objet de haine et d’horreur.
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Alfred Jacobs Les Chinois hors de la Chine

Et si les Chinois nous inondent, s’ils privent une partie de nos populations de leurs ressources souvent exiguës, n’en doit-il pas résulter de nouvelles complications dans les difficiles questions du prolétariat? On est heureux de songer qu’avant d’arriver jusqu’à nous, ils ont bien des espaces libres encore à remplir dans Bornéo, dans Célèbes, la Nouvelle-Guinée, sous ces climats tropicaux fermés à la race blanche, et dont l’empire semble réservé par la nature aux noirs et aux jaunes.
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Alfred Jacobs Les Chinois hors de la Chine

Quant aux arts, cette expression des sentimens de grandeur et de beauté mis dans le cœur de quelques races privilégiées, dépôt déjà affaibli que nous ont transmis la Grèce et Rome, que deviendront-ils si les Chinois sont appelés un jour à exercer sur eux quelque influence? Il ne semble pas, à en juger par l’exemple de l’Amérique, que le grand mouvement industriel leur porte bonheur, et les hommes qui avant tout ne songent qu’à acquérir n’ont guère l’âme accessible aux inspirations de l’art et de la poésie.
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