Fernand Farjenel

Résumé

Fernand Farjenel Le Japon en Chine

Les professeurs, les savans, les hommes d’Etat, les économistes, les gens d’affaires justifiaient cette politique au nom du progrès de la civilisation. C’était un devoir de mettre en valeur, avec toutes les ressources modernes, les territoires occupés par des retardataires dont l’ignorance, l’insouciance, la paresse frustraient l’humanité entière des bienfaits d’une production perfectionnée. C’était un droit d’obliger les peuples inférieurs à céder la place à de plus aptes ou à subir la domination de ceux-ci.
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Fernand Farjenel Le Japon en Chine

« Les Puissances européennes sont dans l’impossibilité d’intervenir dans le conflit sino-japonais. La Chine s’en trouvera bien d’ailleurs, car cette intervention pourrait lui coûter cher. Peut-être la partageait-on ? Quant aux États-Unis, ils ne remueront pas. Le gouvernement chinois n’a donc qu’à s’incliner devant le Japon et à régler avec lui seul les questions pendantes. Le maintien de la paix en Extrême-Orient en dépend ! » La Chine étant, à l’heure actuelle, moins exposée que jamais à un partage de la part des Puissances, ce langage parait tenu pour l’effrayer
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Fernand Farjenel Le Japon en Chine

Sans doute, il lui sera facile, — s’il a soin de ménager les apparences, — de prendre en mains le dictateur impuissant qui gouverne aujourd’hui théoriquement l’immense peuple chinois. Au besoin, il pourra donner à ce personnage le hochet d’une couronne impériale. Mais bien faible sera la valeur d’une telle conquête. Dans un pays inorganisé comme la Chine, le gouvernement central n’est qu’un instrument sans vertu, incapable de faire prévaloir sa volonté dans l’ensemble du pays.
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