Résumé

Fernand Farjenel Le Rapprochement russo-japonais et la question chinoise

Chacun y envisage le but d’une alliance à sa manière. Le vieux Japon conservateur, qui a gardé l’esprit et les mœurs de la féodalité, semble comprendre une alliance avec la Russie comme un moyen de satisfaire ses aspirations impérialistes en acquérant des territoires, en renforçant le militarisme et en permettant de résister avec succès aux Etats-Unis. Le monde libéral, commerçant et industriel y voit l’ouverture d’un riche marché économique ; ce milieu n’est pas hostile à une politique agressive contre les Américains, et voit d’un bon œil les acquisitions territoriales en Chine.
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Fernand Farjenel Le Rapprochement russo-japonais et la question chinoise

Leur triomphe dépassait, par ses conséquences, le conflit entre les deux peuples ; il marquait l’éveil de la race jaune, il prouvait que cette race peut rivaliser avec la race blanche. Toute l’Asie extrême-orientale en frémit d’orgueil et sentit qu’une nouvelle ère s’ouvrait pour elle. La Russie, vaincue, se recueillit pour panser ses blessures, pour faire face à ses difficultés intérieures, et laissa ainsi le champ libre au Japon.
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Fernand Farjenel Le Rapprochement russo-japonais et la question chinoise

Qu’allaient faire Russie et Japon en présence de cet événement nouveau ? Et le consortium des quatre Puissances, quelle attitude allait-il adopter ?
De part et d’autre, on attendit d’abord que l’orage fût calmé ; émeutes, luttes armées, batailles, bref, toute la partie guerrière de la révolution dura à peine trois mois ; l’Empire corrompu, comme un arbre mort, s’écroulait tout d’un coup.
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