Auteur :Fernand Farjenel

Résumé

Auteur :Fernand Farjenel Revue des Deux Mondes

La force n’a jamais tué les idées, bien qu’elle puisse les comprimer pour un temps. Les hommes qui avaient fait la révolution et fondé la république se préparaient dans le silence, profitant de l’expérience acquise en 1913. Ils savaient maintenant, pour l’avoir appris à leurs dépens, qu’il ne s’agissait pas seulement pour eux de chasser du pouvoir un usurpateur, mais bien de lutter en réalité contre la diplomatie de l’Allemagne, de l’Angleterre, de la France et de la Russie, entreprise autrement difficile.
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Auteur :Fernand Farjenel Revue des Deux Mondes

C’est ce sentiment provincialiste des Chinois, aujourd’hui renforcé par une conception politique théorique, que les hommes d’affaires et les diplomates étrangers ont méconnu lorsqu’ils ont imaginé la création d’un pouvoir fort à Pékin qui gouvernerait à son gré toute la Chine, et servirait à la fois les intérêts étrangers et chinois en faisant entrer, par des actes d’autorité venus d’en haut, tout le pays dans les voies de la civilisation occidentale.
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Auteur :Fernand Farjenel Revue des Deux Mondes

Déçu par le caractère archaïque, par l’impuissance, par l’incapacité administrative du gouvernement de Yuen, il prodigua articles et discours afin de montrer l’impossibilité pour un seul homme de diriger un pays grand comme l’Europe, dont la population représente le quart de l’humanité, et pour faire voir l’abîme où ce système, si contraire à la nature des choses, devait fatalement entraîner le pays.
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