Andrée Viollis

Andrée Viollis

Résumé

Portrait de Andrée Viollis Andrée Viollis Le conflit sino-japonais (1938)

Pour ce qui est de l'anarchie qui a pu exister pendant que la jeune république essayait vainement d'établir l'unité dans cet immense territoire de la Chine, le Japon en est en grande partie responsable puisque c'est lui qui, depuis des années, a soigneusement entretenu cette anarchie en soudoyant à prix d'or les généraux, traîtres à leur pays, et les bandits que ceux-ci conduisaient au pillage, en allumant partout la guerre civile, en s'efforçant de dresser des provinces et des gouvernements fantômes contre le gouvernement légal de la Chine.
Source : Gallica

Portrait de Andrée Viollis Andrée Viollis Le conflit sino-japonais (1938)

L'officier n'a fait, en somme, depuis la révolution de 1868 qui a ouvert le Japon aux étrangers et aux idées modernes, que transporter sur l'Empereur, symbole vivant du vieux pays de Yamato, les sentiments de loyauté, de dévouement total, d'obéissance qui l'attachaient jadis au daimio, son seigneur. Ce sont les mêmes liens de vasselage, qui, d'ailleurs, s'étendent au peuple
tout entier. On a dit avec raison que, jusqu'à cette révolution, il y avait depuis des siècles au Japon un militarisme en vase clos. Ouvrez les frontières, et ce militarisme se transforme en impérialisme.
Source : Gallica

Portrait de Andrée Viollis Andrée Viollis Le conflit sino-japonais (1938)

Le bushido, dont le nom se traduit par « voie du guerrier », est une nouvelle religion, le culte de l'Empereur, descendant du soleil, qui incarne et symbolise la patrie. C'est encore un code de morale que tout Japonais qui se respecte, mais surtout tout officier japonais, ne peut enfreindre sans déchoir. Il impose le retour à l'antique simplicité de la vie et du cœur, l'esprit de sacrifice total à la dynastie et à la patrie.
Source : Gallica

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