Andrée Viollis,
Le Secret de la reine Christine
(1938)
“ Pleins de larmes, ils étaient empreints d’une tendresse si profonde et si douce que je n’en pus supporter plus longtemps la vue. Je m’enfuis... — Oh ! Christine ! — Oui, pauvre Christine ! Une fois de plus, la malédiction des reines s’abattait sur ma tête. Ce n’était point Christine qu’aimait ce jeune ambitieux mais la souveraine, la dispensatrice des prébendes et des honneurs, et il lui sacrifiait sinon sans peine, du moins sans hésitation, son premier amour. Bien plus profondément que pour Charles-Gustave, mon amour à moi était blessé à mort. Je ne pourrais donc jamais être aimée ? ”

