Andrée Viollis,
Le Secret de la reine Christine
(1938)
“ Elle découvre l’amour et le monde. Elle sème son bonheur le long des routes et à tous les vents. — Je t’aime, Rinaldo ! crie-t-elle à son amant. — Je l’aime ! dit-elle à Sentinelli, à Clairet. — Cela se voit de reste, Madame, répond celui-ci avec un large sourire. Sentinelli, vaguement jaloux, se contente de s’incliner. Et à Jean Holm : — Je suis heureuse ! lui confie-t-elle. Mais Jean Holm continue à se lamenter : — Un papiste, Madame. Ah ! tout cela finira mal !... Christine ne fait qu’en rire. N’est-elle pas libre, comme elle n’eût jamais rêvé qu’on pût l’être ? ”
