Frédéric Soulié,
Christine à Fontainebleau : drame en 5 actes et en vers
(1839)
“ MONALDESCHI. Malheureux ! C'est un affreux soupçon. LANDINI. Ce fut un crime affreux. Je connais les poisons, et l'heure et la minute De leurs effets; j'ai vu, lorsque l'homme dispute Sa vie aux sûrs progrès de leurs feux dévorans, Se tordre et se raidir ses membres expirans. Mais empêche le ciel que jamais je revoie Un jeune homme mourant parmi des cris de joie, Surpris par le poison dans les plaisirs d'un bal! Poison sûr et sans trace, et qui, doux et fatal, Endort notre raison dans l'erreur d'un beau songe, Et pare d'avenir la mort où l'on se plonge. Christine vient pourtant. ”
