Henri Rivière,
Le Meurtrier d’Albertine Renouf
“ Il était bien l’assassin qui, sûr de son chemin, avait marché au meuble et du meuble s’était dirigé vers le lit. La pente des idées noires qui lui étaient venues dans la liberté du sommeil, sans contrôle intelligent qui leur fît obstacle, l’avait fatalement entraîné au crime... Mais non, c’était impossible. Quels que soient le vertige du rêve, la toute-puissante obsession de l’idée fixe, il doit y avoir en nous, au moment de commettre un pareil meurtre, à défaut de l’intervention de l’âme, à laquelle le corps n’appartient plus, une révolte de la chair. On ne tue pas ainsi ceux qu’on aime. ”
