E. Chartier

Résumé

E. Chartier Nathalie, par M. E. Chartier (1852)

Athanase, pâle, et la mort dans le coeur, un aveu prêt sur le bout des lèvres, s'approche de Nathalie, et en l'embrassant la dernière, il murmure tout bas à son oreille :
— Soyez heureuse!!! Adieu...
Soyez heureuse! tout le monde s'attrista en voyant ses traits contractés, la comtesse Mathilde seule avait saisi le véritable sens de ces paroles qui venaient de l'éclairer, mais hélas, il était trop tard, et le lendemain, sa cousine était madame Bloquel, aux yeux de la loi.
Source : Gallica

E. Chartier Nathalie, par M. E. Chartier (1852)

Le râle de l'agonie allait s'emparer du malade, qui avait déjà réclamé l'assistance d'un prêtre, quand le vieux médecin entraîna les représentants de Nathalie dans l'embrasure de la même fenêtre où il avait prédit à Bloquel la guérison de sa femme, le moribond, cependant ne lui avait fait aucune confidence, il ne tirait aucune induction des révélations que la somnambule leur avait faites, mais ses yeux avaient saisi la pensée criminelle de son malade, et sa vieille expérience avait su fouiller dans ce coeur, mélange affreux de crime et de corruption.
Source : Gallica

E. Chartier Nathalie, par M. E. Chartier (1852)

Madame de Mirval est une femme légère qui aime peu son mari, trop brusqué, j'en conviens; le contraste de votre caractère, l'orgueil, peut-être aussi, d'enchaîner le volage que l'on cite pour ses bonnes fortunes, ont fait sur son coeur naturellement sensible, une impression que vous avez provoquée et dont vous suivez les progrès rapides. Un homme comme vous, appelé aux cours étrangères, plaît à une femme qui de suite s'établit en parallèle avec de grands noms sonores d'aristocratie.
Source : Gallica

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