Mary Elizabeth Braddon

Mary Elizabeth Braddon

Résumé

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Le brosseur du lieutenant. Tome 2 (1869)

Harcourt le vit bien.
Maude le regarda tout à coup, comme si elle venait de se rappeler à l'instant sa présence.
— Avez-vous quelque chose de plus à me dire? — demanda-t-elle froidement.
— Si j'ai quelque chose de plus à vous dire! Ètesvous folle, madame Tredethlyn, de me faire une telle question? J'ai manqué aux bienséances peut-être en venant vous voir sitôt, me direz-vous; mais un homme qui a souffert autant que moi, par la femme qu'il aime, ne s'arrête point à de petites barrières sociales, quand l'heure est venue où il peut réclamer la réparation du tort qu'on lui a fait.
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Le brosseur du lieutenant. Tome 2 (1869)

Quelles vertus n'est-on pas disposé à reconnaître à un objet qu'on a perdu. Au sortir de son évanouissement, Maude pleura aussi amèrement son mari que s'il avait été le premier amour de son coeur. Une jeune demoiselle disait un jour qu'étant sur le point de se noyer, elle avait vu dans un seul instant toute sa vie se dérouler devant elle, dans ses plus infimes détails, comme un vaste tableau; ainsi la jeune femme, en lisant l'adieu solennel de son mari, revit en un instant Francis lui faisant la cour, et toute sa vie de femme mariée, et elle sentit combien il avait été bon pour elle.
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Le brosseur du lieutenant. Tome 2 (1869)

Mon cher Francis, si vous tenez à conserver la moindre apparence de virilité, les plus misérables restes de votre indépendance, ne demandez jamais pardon à votre femme.
Il va sans dire que Tredethlyn se fâcha fort. Lowther s'était préparé jusqu'à un certain point à rencontrer de la résistance. La vague peut s'élancer et se briser contre la surface tranquille du rocher; le rocher sûr de sa force, n'a qu'à tenir bon jusqu'à ce que la pauvre vague, fatiguée de sa violence, vienne ramper humblement à ses pieds comme une créature paisible et soumise.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature