Mary Elizabeth Braddon

Mary Elizabeth Braddon

Résumé

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Le locataire de sir Gaspard. Tome 1 (1868)

Dans tout l'univers il n'y a pas une autre voix que la sienne qui ait jamais tremblé en me parlant. Reverrai-je jamais son visage et entendrai-je encore sa voix ?
Elle s'arrêta tout à coup; car tout près du sentier... presque à ses pieds... était le corps d'un homme à moitié enterré parmi les fougères brisées, la figure penchée sur sa poitrine et la tête reposant sur ses bras entrelacés.
Dorothée aurait reconnu tout de suite la veste de chasse râpée, les cheveux noirs en désordre. Marcia, par un instinct qui n'appartenait pas à la vue, devina que c'était Pauncefort qui était à ses pieds.
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Le locataire de sir Gaspard. Tome 1 (1868)

Il soupira comme un homme qui se ressouvient d'un héritage perdu et le regrette : puis, se détournant tout à coup de la croisée, il reprit : —
— Mademoiselle Denison, je n'ai jamais dit un mensonge de ma vie, et cependant, je n'ai pas le courage de me montrer dans l'endroit où je suis né.
— Ah! — pensa Marcia, — Dorothée avait raison. Il doit être très-pauvre, car la pauvreté est le seul péché qu'un homme puisse porter noblement, tout en sachant qu'il ne lui sera pas pardonné par le monde.
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon Le locataire de sir Gaspard. Tome 1 (1868)

J'ai vu ma mère dîner avec une robe de cotonnade, mais je ne l'ai jamais vue redouter la présence d'un créancier. J'ai vu mon père, en simple vêlement de toile, trinquer avec un marquis et avoir l'air aussi marquis que son compagnon. Il y a quelque chose de noble dans les anciennes familles, après tout. Qu'un Pierrepoint balaye une route, il la balayera comme un Pierrepoint; et ceux qui passeront se retourneront et diront ; « C'est un noble déguisé. » Ne riez pas de moi, Marcia, parce que je suis resté attaché à ces folles imaginations de ma jeunesse, au milieu de la ruine de mon âge mûr.
Source : Gallica

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